La prospérité pour vos enfants
Stratégie de prospérité pour vos enfants : quel héritage transmettre ?
Par admin

La prospérité pour vos enfants
Temps de lecture : 2min 30s

Stratégie de prospérité pour vos enfants : Quel héritage transmettre ?

Voici l’étonnante méthode de « l’homme le plus riche de Babylone » George Clason. Un extrait du livre

Selon la coutume de Babylone, vous savez, les fils des riches restent avec leurs parents en attendant d’hériter. Arkad désapprouvait cette coutume. Alors, lorsque Nomasir eut droit à sa part, il envoya le jeune homme en lui disant :

Mon fils, il est de mon désir que tu hérites de mes biens. Tu dois cependant prouver que tu peux les gérer sagement. Donc, je désire que tu voyages dans le monde et que tu montres ton habileté à acquérir de l’or et à te faire respecter des hommes.

Pour que tu partes du bon pied, je te donnerai deux choses qui me manquaient lorsque j’ai commencé, pauvre jeune homme, à amasser une fortune.

Premièrement, je te donne cette bourse d’or. Si tu l’utilises sagement, tu auras les bases de ta réussite future.

Deuxièmement, je te donne cette tablette d’argile sur laquelle sont gravées les cinq lois de l’or.  Si seulement tu les respectes dans tes propres transactions, tu acquerras compétence et sécurité.

Dans dix ans, tu reviendras à la maison de ton père et tu rendras compte de tes actes. Si tu as prouvé ta valeur, je te désignerai alors héritier de mes biens. Si non je les donnerai aux prêtes pour qu’ils prient pour mon âme, afin de gagner la bonne considération des dieux.

Ainsi, Nomasir parti vivre sa propre expérience, emportant avec lui sa bourse d’or, la tablette soigneusement enveloppée dans du tissu de soie, son esclave et des chevaux pour les porter.

Les dix années passèrent rapidement et Nomasir, selon l’accord conclu, revint à la maison de son père qui prépara un grand festin en son honneur, festin auquel étaient invités plusieurs amis et parents. Le repas terminé, le père et la mère s’installèrent sur leurs sièges, semblables à des trônes, placés dans la grande salle et Nomasir se plaça devant eux pour rendre compte de ses actes comme il l’avait promis à son père.

Le soir était tombé. La salle était baignée de la fumée des lampes à huile qui éclairaient faiblement. Les esclaves vêtus de veston blanc tissés et de tunique battaient l’air humide avec de longue feuille de palmier.

La scène était imposante. La femme de Nomasir et ses deux jeunes fils, des amis et d’autres membres de la famille, tous impatiens, s’assirent sur des tapis derrière lui.

« Mon père, commença-t-il avec déférence, je m’incline devant votre sagesse. Il y a dix ans, alors que je me préparais à entrer dans l’âge adulte, vous m’avez ordonné de partir et de devenir un homme, plutôt que de demeurer un simple candidat à votre fortune.

« Vous m’avez remis beaucoup d’or. Vous m’avez transmis beaucoup de votre sagesse. Hélas, je dois admettre, à mon grand regret que j’ai bien mal géré cet or.  Il glissa entre mes mains, certainement à cause de mon inexpérience, tel un lièvre sauvage qui se sauve à la première occasion que lui offre le jeune chasseur qui l’a capturé.

« Le père sourit avec indulgence, continue mon fils ton récit m’intéresse et j’en veux tous les détails.

« Je décidai de me rendre à Ninive parce que c’était la ville florissante dans l’espoir d’y trouver la bonne occasion. Je me suis joint à une caravane et me suis fait de nombreux amis. Deux hommes, qui étaient reconnus pour posséder le plus beau cheval blanc aussi rapide que le vent en faisait partie.

Pendant le voyage, ils m’ont confié qu’à Ninive vivait un homme qui possédant un cheval si rapide qu’il n’avait jamais été dépassé dans aucune course. Son propriétaire était persuadé qu’aucun cheval vivant ne pouvait courir plus vite.

Il était prêt à parier n’importe quel montant, aussi grand fut-il que son cheval pouvait distancer n’importe quel autre dans tout Babylone. Comparé à leur cheval, dirent mes amis, il n’était qu’un âne chétif facile à battre.

Ils m’ont proposé, à titre de grande faveur, de me joindre à eux dans la gageure. J’étais très excité par cet emballant projet.

Notre cheval a été bien battu et j’ai perdu une grande partie de mon or. Le père rit. Plus tard, j’ai découvert que c’était une escroquerie organisée par ces hommes et qu’ils voyageaient constamment avec des caravanes en quête de nouvelle victime. Vous voyez, l’homme à Ninive était leur partenaire et il partageait avec eux le pari qu’il gagnait. Ce faux plan me donna ma première leçon de méfiance.

Je devais bientôt en avoir une autre, tout aussi amère. Dans la caravane, il y avait un jeune homme avec qui je m’étais lié d’amitié. Il était fils de parents riche et comme moi, il se rendait à Ninive pour trouver une situation acceptable. Peu après notre arrivée, il me dit qu’un riche marchant était décédé et que sa boutique, sa marchandise de valeur et sa clientèle pourraient nous être offerte à un prix abordable. Suggérant que nous pourrions être associé à parts égales, mais qu’il devait d’abord retourner à Babylone placer son argent en sécurité, il me convaincu d’acheter la marchandise avec mon or.

Il retarda son voyage à Babylone et s’avéra un acheteur peu sage et dépensier. Je l’ai finalement congédié, mais déjà l’affaire s’était détérioré tant qu’il ne restait presque plus que des marchandises invendables et je n’avais plus d’or pour en acheter d’autres.

J’ai cédé ce qui restait à un Israélite pour une modeste somme.

Les jours qui ont suivies furent amères mon père. J’ai cherché du travail et je n’en ai pas trouvé, car je n’avais point de métier ni de profession qui m’aurait permis de gagner de l’argent.  J’ai vendu mes chevaux. J’ai vendu mon esclave. J’ai vendu mes vêtements d’appoint pour acheter de quoi manger et une place pour dormir, mais chaque jour, la faim se faisait sentir de plus en plus.

Pendant cette période de famine, je me suis souvenu de votre confiance en moi mon père. Vous m’aviez envoyé pour que je devienne un homme et j’étais déterminé à le devenir. La mère se cacha la face et pleura tendrement.

A ce moment-là, je me suis souvenu de la tablette que vous m’aviez donnée et sur laquelle vous aviez gravé les cinq lois de l’or. Alors, j’ai lu très attentivement vos mots de sagesse et j’ai compris que si j’avais cherché la sagesse avant tout, je n’aurais pas perdu mon or. (Note du Cabinet AMP : la formation en entrepreneuriat ou toute autre éducation financière sera de loin le meilleur investissement à faire avant d’entreprendre quoi que ce soit en affaires)

J’ai appris chaque loi par cœur et j’ai décidé que lorsque la déesse de la Chance me sourirait de nouveau, je me laisserais cette fois guider par la sagesse de l’âge et non par une jeunesse inexpérimentée.

«Pour le bénéfice de ceux qui sont assis ici, je vais lire les mots de sagesse que mon père a fait graver sur la tablette d’argile qu’il m’a confiée il y a dix ans. LES CINQ LOIS DE L’OR.

I- L’or vient volontiers, en quantités toujours plus importantes, à l’homme qui ne met de côté pas moins du dixième de ses gains pour créer un capital en prévision de son avenir et de celui de sa famille.

  1. L’or travaille diligemment et de façon rentable pour le sage possesseur qui lui trouve un placement profitable, se multipliant même comme les troupeaux dans les champs.

III. L’or reste sous la protection de son possesseur prudent qui l’investit d’après les conseils des hommes sages.

  1. L’or échappe à l’homme qui investit sans but dans des entreprises qui ne lui sont pas connues ou qui ne sont pas approuvées par ceux qui s’y connaissent dans la façon d’utiliser l’or.
  2. L’or fuit l’homme qui le forcerait dans d’impossibles gains, qui suivrait le conseil séduisant des fraudeurs et des escrocs ou qui se fierait à sa propre inexpérience et à ses désirs romantiques d’investissement.

Voilà les cinq lois de l’or telles qu’elles ont été écrites par mon père. Je les déclare de bien plus grande valeur que l’or lui-même, comme l’illustre la suite de mon histoire.

Il regarda encore son père. « Je vous ai dit la grande pauvreté et le désespoir dans lesquels mon inexpérience m’avait plongé.  Cependant, point de chaîne de malheurs qui ne prenne fin un jour. La fin de mes mésaventures est venue lorsque je me suis trouvé un emploi, celui de chef d’une équipe d’esclaves qui travaillaient à construire le nouveau mur entourant la ville. «Connaissant la première loi de l’or, j’en ai profité avantageusement ; j’ai conservé une pièce de cuivre de mes premiers gains, lui ajoutant une autre toutes les fois que c’était possible jusqu’à réunir une pièce d’argent. C’était un processus lent, car je devais subvenir à mes besoins. J’admets que je dépensais à contrecœur parce que j’étais déterminé à gagner autant d’or que vous m’en aviez donné, mon père, et cela avant que les dix ans ne soient écoulés.

Un jour le maitre des esclaves avec qui j’étais devenu assez ami m’a dit : ‘’Vous êtes un jeune bien économe qui ne dépense pas à tort et à travers ce qu’il gagne. Avez-vous quelque or qui dort sans vous rapporter ? Oui, ai-je répondue. Il est de mon plus grand désir d’amasser de l’or afin de remplacer celui que mon père m’avait donné et que j’ai perdu.

C’est une ambition noble, je vous l’accorde. Mais savez-vous que l’or que vous avez économisé peut travailler pour vous et vous rapporter encore beaucoup plus d’or ?

Hélas ! Mon expérience a été pénible car tout l’or de mon père s’est envolé et je crains que le mien n’en fasse autant.

Si vous avez confiance en moi, je vais vous donner une leçon profitable sur la manière d’user l’or, répliqua-t-il. D’ici un an, le mur entourant la ville sera terminé et prêt à recevoir les grandes portes centrales de bronze destinées à protéger la ville contre les ennemis du roi.

Dans tout Ninive, il n’y a pas de métal pour fabriquer ces portes et le roi n’a pas pensé à s’en procurer. Voici mon projet : plusieurs d’entre nous vont mettre leur or en commun et envoyer une caravane aux mines lointaines de cuivre et d’étain pour rapporter à Ninive le métal nécessaire à la fabrication des portes. Quand le roi dira : «faites les portes», nous serons les seuls à pouvoir fournir le métal et il nous le paiera à bon prix. Si le roi ne nous l’achète pas, nous pourrons toujours le revendre à un prix raisonnable.

Dans cette offre, j’ai reconnu une occasion et me suis alors confronté à la troisième loi. J’ai investi mes économies sous la direction d’homme sage. Je n’ai pas été déçu là également…

Notre fond commun a été un succès et mon montant d’or a augmenté grâce à cette transaction.

En temps et lieu, j’ai été accepté en tant que membre du même groupe d’investisseurs pour d’autres projets. Ces hommes étaient sages dans la gestion rentable de l’or. Ils discutaient chaque plan présenté dans le détail avant de le mettre à exécution. Ils ne risquaient pas de perdre leur capital ou de le bloquer dans des investissements non rentables desquels leur or n’aurait pas pu être récupéré. Des choses insensées comme la course de chevaux et l’association dont j’avais fait partie à cause de mon inexpérience ne les auraient pas tentés. Ils en auraient immédiatement démontré les faiblesses. Grâce à mon association avec ses hommes, j’ai pu investir mon or sûrement pour qu’il me rapporte avantageusement. Au fil des années, mon trésor augmentait de plus en plus vite. J’ai regagné tout ce que j’avais perdu et bien plus.

À travers mes malchances, mes essais et mes réussites, j’ai mis plusieurs fois à l’épreuve les cinq lois de l’or, mon père et elles se sont révélées justes à chaque occasion. À celui qui ignore les cinq lois de l’or, l’or ne vient pas souvent et se dépense vite. Mais à celui qui se soumet aux cinq lois de l’or, l’or vient et travail comme un esclave fidèle.

Nomasir s’arrêta de parler et fit signe à un esclave se trouvant à l’arrière de la salle. L’esclave apporta, un à la fois, trois lourds sacs de cuir. Nomasir prit un de ces sacs et le posa sur le plancher devant son père en s’adressant à lui encore une fois : « vous m’aviez donné un sac d’or, de l’or de Babylone. Voici, pour le remplacer, je vous remets un sac d’or de Ninive de poids égal. Tout le monde conviendra que l’échange est honnête.

Vous m’aviez remis une tablette d’argile gravée de sagesse. Voici, en échange, je vous donne deux sacs d’or. En disant cela, il prit les deux autres sacs des mains de l’esclave et comme l’autre, il les posa devant son père.

Ceci est pour vous prouver père que la valeur de votre sagesse m’est beaucoup plus chère que celle de votre or. Mais qui peut mesurer en sac d’or la valeur de la sagesse ? Sans sagesse l’or est vite perdu par ceux qui la possèdent, mais grâce à la sagesse, l’or peut être acquis par ceux qui n’en ont pas comme ces trois sacs en témoignent.

C’est certainement père, une grande satisfaction pour moi d’être devant vous et de vous dire que grâce à votre sagesse, j’ai réussi à devenir riche et respecté parmi les hommes. »

Le père posa avec beaucoup d’affection sa main sur la tête de Nomasir. Tu as bien appris tes leçons et je suis assurément bien fortuné d’avoir un fils à qui confier ma richesse.

Ayant terminé, Kalabab se tut, observant son auditoire d’un air critique. Que pensez-vous de l’histoire de Nomasir ?

Et vous quelles sont les leçons à tirer de cet extrait du livre de George Clason ? Laissez votre commentaire en dessous.

Par @Regis Amon
Coach pour les PME en difficultés de ventes
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CC Aimé Koné Mauricette Koffi Keita Abdou Karim Yannick Stéphane Gboko

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