Pensez parfois « vieux système » au lieu de penser toujours modernes et NTIC

Pensez parfois « vieux système » au lieu de penser toujours modernes et NTIC
31 août 2017 No Comments » Entrepreneuriat admin

Pensez parfois « vieux système » au lieu de penser toujours modernes et NTIC.

Le constat est clair pour la plupart des aspirants entrepreneurs de la génération des NTIC (utilisateurs des Smartphones, tablettes, ordinateurs portables, etc.). Lorsqu’ils recherchent des idées d’entreprises rentables, ils sont victimes d’un emprisonnement culturel. Cela les empêche souvent de découvrir des solutions simples qui pourraient changer leurs vies. Découvrez comment une opportunité de création d’un business très juteux en Côte d’Ivoire. Elle n’a pas pu être détectée pendant plusieurs années par les « génies » des NTIC.

Pensez parfois «vieux système» au lieu de penser toujours moderne, NTIC

J’étais en prospection commerciale à la MUGEF CI (Mutuelle Générale des Fonctionnaires de Côte d’Ivoire). C’était avec mon collègue DALEMS FOFANA pour le compte de COLIVOIRE EXPRESS, une entreprise spécialisée dans la distribution express de plis et de colis sur tout le territoire national. Nous avions eu l’intuition qu’une MUTUELLE de ce genre, gérant énormément de paperasses aurait certainement besoin de nos services pour distribuer un quelconque courrier. Nous avions vu juste. Puisqu’en effet, il souhaitait avoir un prestataire pour faire le rapatriement des bons de mutuelles des pharmacies utilisés par les fonctionnaires dans les villes de l’intérieur du pays. Il avait comme partenaire plus de 250 pharmacies disséminées dans toutes les contrées du pays. Et c’était un casse-tête chinois de livrer ou se faire livrer des courriers depuis ces pharmacies. Mais ce n’était pas le seul problème, il en avait un autre plus préoccupant.

Pendant que nous discutions avec un des Responsables de l’époque, nous avons découvert un super « gros » problème pour eux. Mais pour nous,  c’était un super « gros » business : celui de la gestion des archives de la MUGEF CI. En effet, le Responsable était plus préoccupé par la gestion actuelle des archives de bons de mutuelles que par le souci de les faire rapatrier dans leurs locaux où il n’y avait plus de places.  Tous les bureaux de la MUGEFCI sont bourrés de tonnes de vieux bons de mutuelles. Il n’y a plus aucune place du tout. Alors on demande au Responsable : Qu’est-ce que vous faites pour régler ce problème ? Rien pour le moment, car c’est une question de budget. Nous avons plusieurs propositions de prestataires pour la Gestion Electronique des Archives mais cela coûte plusieurs dizaines de millions de francs FCFA. La Direction a donc demandé de surseoir au projet en attendant de gérer nos problèmes financiers et surtout de successions à la tête de la Mutuelle. Mais ça fait plus de 7 ans que cela dure et personne ne s’en préoccupe plus vraiment. Je ne sais pas comment les gens faisaient avant moi. Mais en tout cas depuis que je suis à la MUGEFCI, ce problème n’a pas trouvé de solutions.

La phrase est lâchée « comment les gens faisaient avant ? ». Comme je l’enseigne souvent aux aspirants entrepreneurs, un produit ou un service est toujours la solution à un problème. Mais avant vous, il existait une autre solution, sûrement moins bonne ou moins efficace ; c’est pourquoi votre produit ou votre service est né. On s’est donc dit DALEMS et moi : avant la gestion électronique des archives, comment les gens faisaient, il y avait bien un système que les gens utilisaient. C’est là que la génération NTIC bloquent en idées, incapable de sortir de la culture NTIC. La seule solution c’est la Gestion Electronique d’Archivages. Il faut donc attendre que la MUGEFCI trouve l’argent pour financer cette solution. Pendant ce temps, tout le monde attend : CLIENTS ET FOURNISSEURS. Mais nous, fort de cette maxime citée plus haut nous avons décidé de creuser l’idée.

Ne dit-on pas en Afrique que « les vielles marmites font toujours les meilleures sauces » ! Grâce à un ami de DALEMS FOFANA à la MUGEFCI, nous avons pu « mettre la main sur « un dinosaure ». Il y a toujours des salariés de ce genre dans les organisations. Ils sont là depuis les origines. Ils ont vu défilé de multiples Directeurs Généraux . Et connaissent tout dans l’organisation et bizarrement il occupe les postes d’archivistes, de vaguemestres ou de chauffeurs. Nous avons appris avec ce vieil homme qu’autrefois les archives étaient brûlées notamment les bons de Mutuelles. Car après quelques temps il n’en avait plus besoin. Mais comme les informations qui sont dessus sont importantes (noms et contacts des mutualistes, informations médicales sur état de santé, etc.), la MUGEFCI ne souhaitait pas prendre le risque de les jeter comme ça aux ordures. Ces papiers pourraient se retrouver dans les rues chez les vendeuses de galettes ou d’allocos.  Il y avait donc un gars à Bingerville qui venait ramasser régulièrement en camion les vieux bons de mutuelles pour les faire brûler. Après recherche, il se trouve que ce gars avait le seul four individuel d’incinération des déchets d’Abidjan. Un tout petit four mais un véritable monopole dont il avait hérité de son père, qui lui-même l’avait hérité des colons lorsque Bingerville était encore la capitale de la Côte d’Ivoire. Il incinérait ainsi des tonnes de papiers. Mais il était décédé il y a plusieurs années et personne n’avait repris son affaire.

Les « pauvres » prestataires de ramassage d’ordures d’Abidjan continuent encore de brûler certaines ordures dans les lieux de fortunes cachés dans la brousse. Le faisant, ils jouent au chat et à la souris avec les Gardes des Eaux et Forêts ou les agents de protection de l’Environnement (ANASUR). Parfois, ils laissent carrément certains déchets devant votre maison comme les morceaux de bois, les gravats, les herbes tondus, les animaux morts, etc. Quant à la génération NTIC, elle court après les budgets d’archivages électroniques des grandes entreprises en tentant de vendre la seule solution qu’il connaisse. Pendant ce temps, de tonnes de papiers inutilement stockés et encombrant les entreprises attendent qu’un Ivoirien achète un four Incinérateur de déchets depuis l’INDE. Ensuite, demande la liste des déchets non polluants et non dangereux autorisés à incinérer et désengorger. Enfin les locaux de toutes nos vieilles administrations et entreprises. Même la décharge d’Akouédo à Abidjan attend aussi son alternative au stockage (mise en décharge des ordures).

Voilà donc un business porteur. Je l’avais aussi gardé dans ma boîte à idées en attendant de la mettre en œuvre. Mais finalement avec l’accord de mon ami DALEMS nous avons décidé de la communiquer. Tout simplement parce que nous avons trouvé d’autres problèmes à résoudre. Ces problèmes sont plus dans nos cordes et avec un plus large marché. Ce sont de millions de gens comme vous qui recherchent des idées d’entreprises rentables pour augmenter vos revenus. pour vous mettre à votre propre compte et pour jouir de l’indépendance financière. Ça aussi c’est un marché porteur.

AMON REGIS
Coach formateur en marketing pour les PME en difficulté de vente
CABINET AMP
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